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Catégorie : Transmission

  • Transmission : faites-vous partie de ceux qui préparent… ou de ceux qui laissent leurs proches se débrouiller ?

    Transmission : faites-vous partie de ceux qui préparent… ou de ceux qui laissent leurs proches se débrouiller ?

    La mort fait partie de la vie. Pourtant, rares sont ceux qui anticipent les conséquences pratiques qu’elle entraîne pour ceux qui restent. Entre le deuil à traverser et les démarches administratives qui s’accumulent, vos proches peuvent se retrouver complètement dépassés. Voici ce qui les attend selon que la transmission a été préparée… ou pas.

    Scénario 1 : rien n’a été préparé

    C’est la loi qui décide à votre place

    Sans testament ni dispositions préalables, c’est le Code civil qui fixe qui hérite et dans quelle proportion : c’est ce qu’on appelle la dévolution légale. La loi classe les héritiers en quatre ordres successifs : les descendants directs (enfants, petits-enfants), les ascendants et collétéraux privilégiés (parents, frères et sœurs), les ascendants ordinaires (grands-parents), puis les collétéraux ordinaires (oncles, tantes, cousins jusqu’au sixième degré). Un ordre supérieur exclut automatiquement les suivants. Et si aucun héritier n’existe, c’est l’État qui récupère tout.

    Attention : le partenaire de PACS et le concubin ne sont pas des héritiers légaux. Sans testament, ils ne reçoivent rien, quelle que soit la durée de la vie commune. De même, dans les familles recomposées, le beau-parent n’a aucun droit sur les biens de son conjoint décédé.

    Des situations familiales vite compliquées

    La dévolution légale est conçue pour des structures familiales « classiques ». Elle devient vite inadaptée face aux réalités contemporaines :

    • Familles recomposées : les enfants d’une autre union peuvent hériter en priorité devant le conjoint actuel.
    • Couples pacsés ou en concubinage : sans testament, le partenaire survivant ne reçoit juridiquement rien.
    • Indivision forcée : vos héritiers se retrouvent copropriétaires de l’ensemble du patrimoine, ce qui exige leur accord unanime pour les décisions majeures, source de blocages et de conflits.
    • Lourdeur fiscale : sans anticipation, les droits de succession peuvent peser très lourd. Un neveu qui hérite de 100 000 € paiera par exemple plus de 50 000 € de droits après abattement.

    Le chaos administratif qui attend vos proches

    Au-delà de la question de l’héritage, l’absence de préparation se traduit par un véritable parcours du combattant pour les proches, en plein deuil.

    • Retrouver les comptes bancaires, assurances et abonnements souvent dispersés et parfois inconnus.
    • Identifier et prévenir plus de 30 organismes (sécurité sociale, retraite, banques, impôts, mutuelles…).
    • Respecter les délais légaux : la déclaration de succession doit être déposée dans les 6 mois, sous peine de pénalités de retard.
    • Risquer de laisser des actifs non réclamés : en France, 7 milliards d’euros dorment dans des comptes ou contrats ignorés des héritiers, et 13 000 successions sont déclarées « vacantes » chaque année.

    En moyenne, une famille consacre 4 à 6 mois à ces démarches. 70 % des Français ne savent pas par où commencer. Résultat : des erreurs, des retards, du stress… et parfois des actifs qui n’arrivent jamais aux bonnes mains.

    Scénario 2 : tout a été préparé

    Préparer sa transmission, ce n’est pas un acte macabre. C’est un cadeau fait à ceux qu’on aime. Lorsque les informations essentielles sont centralisées et que les volontés ont été formalisées, le tableau est radicalement différent.

    Sur le plan juridique et patrimonial

    • Vous désignez vous-même vos bénéficiaires : conjoint, enfant d’une autre union, ami proche, association…
    • Vous protégez votre partenaire de PACS ou concubin grâce à un testament.
    • Vous réduisez les droits de succession en étalant les donations de votre vivant (l’abattement de 100 000 € par enfant se renouvelle tous les 15 ans).
    • Vous évitez l’indivision forcée et les conflits familiaux en prévoyant un partage clair via une donation-partage ou un testament.

    Sur le plan administratif et pratique

    • Vos proches savent où trouver les documents : contrats, comptes, abonnements, références.
    • Les démarches s’enclenchent rapidement, sans recherches intempestives ni oublis.
    • Le patrimoine est connu : aucun actif ne risque de tomber dans l’oubli.
    • Votre famille peut se concentrer sur l’essentiel : le deuil, le soutien mutuel, les souvenirs.

    La différence ne tient pas à la richesse ou au patrimoine. Elle tient à une seule chose : l’anticipation.

    Par où commencer ?

    Anticiper ne demande ni expertise juridique ni fortune. Voici les bonnes pratiques recommandées par les spécialistes de la transmission :

    • Réaliser son inventaire administratif : lister ses comptes, contrats d’assurance, abonnements, références organismes.
    • Formaliser ses volontés : rédiger un testament (déposé chez le notaire et enregistré au FCDDV) pour s’assurer qu’elles seront bien prises en compte.
    • Identifier ses tiers de confiance et s’assurer qu’ils savent où trouver les informations.
    • Mettre à jour régulièrement ces informations : une révision annuelle suffit pour garder tout à jour.
    • Consulter un notaire pour les questions patrimoniales complexes : donations, régime matrimonial, familles recomposées.

    Besoin d’un coup de pouce ?

    Préparer les choses pour ses proches, oui.
    Se rajouter une charge mentale supplémentaire, non.

    Aujourd’hui, il existe des solutions pour centraliser ces informations de manière sécurisée et les rendre accessibles au bon moment. Car conserver dans un cahier la liste de ses comptes, contrats, identifiants ou mots de passe peut présenter un risque important, notamment en cas de perte, de vol ou de cambriolage.

    C’est précisément là qu’AvecVous fait la différence. AvecVous est la seule plateforme qui accompagne les familles à chaque étape : de l’anticipation de la transmission, avec la collecte des informations importantes, jusqu’à l’exécution complète des démarches après le décès, en passant par un accompagnement individuel et humain.

    Vous déposez vos informations une seule fois, dans un espace sécurisé. Le moment venu, AvecVous prend le relais : vos héritiers nous mandatent, et notre équipe se charge directement des démarches administratives auprès des organismes concernés.

    Vos proches n’ont pas à gérer les échanges, retrouver seuls les bons interlocuteurs, suivre les délais ou comprendre chaque procédure. Nous traitons ces démarches pour eux grâce à une solution simple, sécurisée et accessible à tous.

    Notre objectif tient en une phrase : soulager vos proches au moment où ils se sentiront le plus vulnérables.

    Agissez dès maintenant et testez AvecVous gratuitement pendant 30 jours : https://www.avec-vous.family/offre-serenite

    Sources :

    https://www.quechoisir.org/actualite-succession-trois-raisons-d-anticiper-la-transmission-de-son-patrimoine-n98932

    https://www.axesscible.com/famille/qui-herite-si-rien-a-ete-prevu/#:~:text=Et%20dans%20l’hypoth%C3%A8se%20o%C3%B9,ou%20encore%2C%20%C2%AB%20adult%C3%A9rin%20%C2%BB.

    https://photo.capital.fr/succession-qui-herite-si-rien-n-a-ete-prevu-30334

    https://lasuite-deces.com/accompagnements/anticipation-transmission/

    https://rmc.bfmtv.com/actualites/economie/7-milliards-d-euros-dorment-a-la-caisse-des-depots-etes-vous-concerne_AV-202508270465.html

    https://www.quechoisir.org/actualite-heritage-un-nouveau-service-pour-rechercher-les-successions-vacantes-n99948/#:~:text=Successions%20ouvertes%20depuis%202017,d%C3%A9passent%20200%20millions%20d’euros.

  • Succession : 7 choses que la plupart des Français découvrent trop tard

    Succession : 7 choses que la plupart des Français découvrent trop tard

    La succession reste l’un des sujets les plus sensibles de la vie familiale. Pourtant, derrière les idées reçues, la réalité est souvent très différente de ce que l’on imagine.
    Âge du décès, durée du deuil, complexité administrative… lorsque le moment arrive, de nombreuses familles découvrent que la succession peut devenir un parcours semé d’obstacles.

    Voici 7 réalités qu’il est bon de connaître.

    Chaque année, des centaines de milliers de familles sont confrontées à une succession

    En 2025, la France a enregistré 651 000 décès¹. Derrière ce chiffre se trouvent des centaines de milliers de familles confrontées aux mêmes démarches : formalités administratives, recherche de documents, organisation des obsèques, etc.

    Et pourtant, la majorité d’entre nous n’anticipe jamais vraiment ces situations. Comptes oubliés, informations dispersées, démarches complexes : lorsque le moment arrive, beaucoup de proches découvrent à quel point la succession peut devenir un véritable parcours administratif.

    ¹ Source : Bilan démographique 2025 de l’Insee

    1. Idée reçue : « La succession concerne surtout les personnes âgées »

    C’est l’une des idées les plus répandues. Pourtant, les statistiques montrent une réalité plus nuancée.

    On estime par exemple qu’en France 470 000 personnes de moins de 55 ans ont déjà perdu leur conjoint. Le veuvage précoce survient en moyenne à l’âge de 41 ans².

    Ces situations ont souvent des conséquences lourdes :

    • enfants encore à charge
    • patrimoine incomplet ou mal identifié
    • démarches administratives difficiles
    • perte de revenus

    En réalité, la succession n’est pas seulement un sujet de fin de vie : elle peut toucher une famille à n’importe quel moment.

    Préparer l’après, dès aujourd’hui, devient alors un choix pragmatique.
    Centraliser ses informations, clarifier son patrimoine, désigner les bons interlocuteurs… autant d’éléments qui permettent d’alléger considérablement la charge mentale des proches le moment venu.

    C’est dans cette logique que des solutions comme AvecVous accompagnent les familles pour organiser et transmettre ces informations de manière claire et sécurisée.

    ² Source : DREES – Le veuvage précoce, pages 1 et 2

    2. Idée reçue : « Le deuil dure seulement quelques mois »

    Dans l’imaginaire collectif, le deuil est souvent perçu comme une période relativement courte. Les études montrent pourtant que ce processus peut durer beaucoup plus longtemps.

    En France, une personne sur deux vit un deuil qui dure au-delà d’un an. Plus frappant encore : plus d’un tiers des personnes se disent toujours en deuil plus de cinq ans après la perte d’un proche³.

    Ce décalage entre la réalité émotionnelle et les exigences administratives liées à un décès est encore largement sous-estimé. Dans ce contexte, certaines décisions importantes peuvent être reportées, évitées ou vécues comme particulièrement éprouvantes, ce qui peut ralentir et complexifier une succession.

    Anticiper en amont permet justement de réduire cette pression au moment du deuil. Lorsque les informations sont déjà organisées et accessibles, les proches peuvent alors se concentrer sur leur reconstruction.

    Des outils comme AvecVous s’inscrivent dans cette approche, notamment en automatisant les démarches auprès des organismes publics et privés (Banque, assurance, Caf, etc…) .

    ³ Source : CRÉDOC – Les multiples répercussions du deuil, p.1

    3. Idée reçue : « Les informations importantes sont faciles à retrouver »

    Ce n’est pas tant l’absence d’informations qui pose problème, mais leur dispersion.

    Entre documents papier, comptes en ligne, applications, espaces clients et plateformes sécurisées, les informations sont souvent éparpillées dans des dizaines d’endroits différents.

    Sans organisation préalable, les proches doivent reconstituer un véritable puzzle, sans toujours savoir par où commencer.

    4. Idée reçue : « La succession concerne uniquement l’argent »

    Quand on parle d’héritage, on pense immédiatement aux biens matériels.

    Mais la transmission concerne en réalité bien plus que cela.

    Elle inclut par exemple :

    • les comptes bancaires
    • les assurances
    • les biens immobiliers
    • les documents administratifs
    • les identifiants numériques
    • les souvenirs et les volontés personnelles

    Les pratiques funéraires évoluent également. Les familles accordent aujourd’hui davantage d’importance à l’accompagnement et à la qualité des services qu’aux seuls aspects matériels des obsèques. Par exemple, 58 % des personnes interrogées considèrent que l’accueil et l’accompagnement par les professionnels du funéraire sont plus importants que le prix des produits⁴.

    Les familles attachent également de plus en plus d’importance à l’accompagnement humain, aux démarches simplifiées, à l’organisation globale. Mais connaissez-vous les solutions qui existent aujourd’hui pour anticiper et simplifier ces démarches ?
    Découvrez ce qu’il est possible d’anticiper pour votre famille ici.

    Source : CRÉDOC – La montée de l’immatériel dans les pratiques funéraires, p.2

    5. Idée reçue : « Les familles sont préparées »

    Les études montrent que le deuil peut avoir des conséquences importantes sur la vie des proches. 54 % des personnes s’estimant en deuil au-delà d’un an vivent actuellement des épisodes dépressifs et 26 % ont des pensées suicidaires.
    De plus, près d’un tiers des personnes endeuillées depuis plus d’un an se sont arrêtées de travailler plus d’une semaine à la suite d’un décès. Elles évoquent notamment un manque de concentration (72%), le sentiment d’être ralenties (66%) ou encore un épuisement professionnel (50%)⁵.

    Dans ce contexte, pourquoi les contraindre à vivre cette épreuve seuls ? AvecVous s’inscrit dans une démarche d’accompagnement pour vos proches initiée par vous.

    Source : CRÉDOC – Les multiples répercussions du deuil, page 3 

    6. Idée reçue : « Les démarches administratives sont simples »

    Ce qui rend les démarches complexes, ce n’est pas seulement leur nombre, mais leur fonctionnement.

    Chaque organisme possède ses propres procédures, ses délais, ses justificatifs. Les informations doivent souvent être transmises plusieurs fois, sous des formats différents. Cette fragmentation oblige les proches à naviguer entre de multiples interlocuteurs, à l’un des moments les plus difficiles de leur vie.

    Sans préparation, ces démarches deviennent longues, séquencées et difficiles à anticiper. Elles peuvent rapidement générer des oublis, des retards ou des incompréhensions, qui compliquent encore davantage la situation.

    À l’inverse, lorsque les informations sont centralisées et que les interlocuteurs sont identifiés en amont, les démarches deviennent plus fluides et plus sereines. Les proches peuvent ainsi avancer étape par étape, avec une meilleure visibilité.

    C’est précisément dans cette optique que des solutions comme AvecVous ont été conçues : sécuriser les données, centraliser les informations utiles et faciliter le suivi des démarches, tout en respectant les délais légaux. Une manière concrète d’apporter de la clarté et de la tranquillité d’esprit aux familles.

    7. Idée reçue : « Tout l’argent d’une succession est forcément transmis aux héritiers »

    On imagine souvent que l’ensemble du patrimoine d’une personne est automatiquement transmis à ses proches. Pourtant, la réalité est plus complexe : plus de 7 milliards d’euros issus de comptes bancaires inactifs et de contrats non réclamés sont aujourd’hui conservés par la Caisse des dépôts⁶, dans l’attente d’éventuels bénéficiaires.

    Ces sommes proviennent notamment :

    • de comptes bancaires oubliés
    • de contrats d’assurance vie non réclamés
    • d’épargnes dont les bénéficiaires n’ont pas été identifiés.

    En France, lorsqu’un compte ou un contrat reste inactif pendant plusieurs années, les établissements financiers doivent transférer les fonds à la Caisse des dépôts. Ceux-ci y sont conservés pendant 20 ans supplémentaires, dans l’espoir que les ayants droit se manifestent. Passé ce délai, les sommes non réclamées peuvent être définitivement reversées à l’État.

    Cette situation révèle une dure réalité : une partie du patrimoine peut devenir invisible pour les proches lorsqu’aucune information claire n’a été transmise.

    Elle rappelle aussi l’importance d’organiser ses informations financières et administratives afin que les héritiers puissent facilement identifier les comptes et contrats existants.

     Source : Plus de 7 milliards d’euros dorment à la Caisse des dépôts, Affiches Parisiennes, 2025.

    La succession, un sujet qu’il est temps de regarder en face

    Pendant longtemps, la succession a été pensée uniquement au moment du décès.

    Aujourd’hui, de plus en plus de spécialistes considèrent qu’elle doit être préparée tout au long de la vie.

    L’objectif n’est pas de tout prévoir, mais de :

    • centraliser les informations essentielles
    • réaliser les démarches post-décès pour votre proches
    • faciliter la transmission grâce à la transmission de votre inventaire patrimonial au notaire que vous désignez.

    L’idée est simple : soulager votre famille dans un moment de grande vulnérabilité.

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  • Succession dans un couple : comment protéger son conjoint… et éviter les complications ?

    Succession dans un couple : comment protéger son conjoint… et éviter les complications ?

    Synthèse rapide
    En cas de décès, la protection du conjoint dépend du statut du couple (mariage, Pacs, concubinage), du régime matrimonial* et de la présence d’enfants.

    • Le conjoint marié est héritier et bénéficie de droits spécifiques (usufruit*, droit au logement, exonération de droits de succession).
    • Le partenaire de Pacs ou le concubin ne sont pas héritiers sans testament.
    • Des outils existent pour renforcer la protection : donation au dernier vivant, testament, assurance-vie, aménagement du régime matrimonial ou encore la plateforme numérique AvecVous pour faciliter la transmission des données administratives et financière.

    Anticiper permet d’éviter les blocages, les tensions familiales et les déséquilibres imprévus au moment de la succession. Vous pouvez agir concrètement dès maintenant.

    Parler de succession dans un couple peut sembler délicat. Pourtant, une question peut se poser : que se passera-t-il pour la personne avec qui je partage ma vie si je disparais ?

    Selon votre situation (mariés, pacsés, en union libre), les règles sont très différentes. Et si rien n’est prévu, la loi applique des mécanismes automatiques qui ne correspondent pas toujours à votre volonté.

    Bonne nouvelle : des solutions existent pour protéger celui ou celle qui partage votre vie et lui éviter des complications. Encore faut-il les connaître.

    Mariés, pacsés, concubins : des droits très différents

    Le conjoint marié : un héritier protégé par la loi

    En présence d’enfants, l’époux survivant hérite dans tous les cas¹. Mais sa part varie selon la situation familiale.

    Si tous les enfants sont communs au couple, le conjoint a le choix entre² :

    • L’usufruit* de la totalité de la succession ;
    • ou la pleine propriété* du quart des biens.

    En présence d’enfants issus d’une autre union, la loi limite ce choix : le conjoint reçoit alors un quart en pleine propriété*².

    En l’absence d’enfant :

    • Si les deux parents du défunt sont vivants, le conjoint reçoit la moitié des biens³ . L’autre moitié est partagée entre les parents du défunt à raison d’un quart chacun (C. civ. art 757-1) ;
    • Si un seul parent est vivant, il reçoit les trois quarts³ et son beau-père ou sa belle-mère le quart restant ;
    • S’il n’y a ni enfant ni parent, il hérite de la totalité de la succession³.

    À cela s’ajoutent des droits spécifiques sur le logement :

    • Un droit temporaire d’un an de jouissance gratuite du logement principal⁴ si le logement appartenait aux époux ou entièrement au défunt ;
    • Un droit viager d’habitation*, sauf volonté contraire exprimée dans un testament notarié⁴.

    Le conjoint survivant est en outre totalement exonéré de droits de succession⁵.

    Le partenaire de Pacs : protégé fiscalement, mais pas héritier

    Le Pacs crée un cadre juridique, mais pas successoral. Contrairement au conjoint marié, le partenaire de Pacs n’est pas héritier par défaut⁶. Sans testament, il ne reçoit rien.

    En revanche, s’il hérite par testament, il bénéficie d’une exonération totale de droits de succession⁵.

    Il dispose également d’un droit de jouissance gratuite du logement pendant un an et peut bénéficier d’un droit viager si celui-ci est prévu par testament⁵.

    Le concubin : juridiquement un tiers

    En union libre, le concubin n’est pas héritier⁶.
    S’il reçoit quelque chose par testament, la transmission est taxée à 60 %⁵.

    La loi assimile les concubins à des personnes étrangères au regard de la succession⁵.

    Le rôle clé du régime matrimonial

    Lorsque l’on est marié, la protection du conjoint dépend aussi du régime matrimonial* choisi.

    Le régime légal de la communauté réduite aux acquêts, plus communément appelé « le régime de la communauté »

    Sans contrat de mariage, les biens acquis pendant le mariage sont communs⁷.
    Au décès, le conjoint conserve :

    • Ses biens propres ;
    • La moitié des biens communs.

    Le reste entre dans la succession.

    La séparation de biens

    Chaque époux conserve la propriété exclusive de ses biens⁷.
    Il n’existe pas de masse commune, sauf achat en indivision.

    Ce régime protège en cas d’activité professionnelle risquée, mais il peut fragiliser un conjoint sans patrimoine personnel⁷.

    La communauté universelle

    Tous les biens deviennent communs⁷.
    Une clause d’attribution intégrale peut permettre au conjoint survivant de conserver la totalité de la communauté⁷.

    Attention toutefois : en présence d’enfants d’une précédente union, ces aménagements peuvent être contestés⁵.

    Donation au dernier vivant, testament : renforcer la protection

    La donation au dernier vivant*

    Réservée aux couples mariés, elle permet d’augmenter les droits du conjoint survivant⁵.

    Elle ouvre des options supplémentaires :

    • La totalité en usufruit ;
    • Un quart en pleine propriété et trois quarts en usufruit ;
    • La quotité disponible* spéciale entre époux.

    Cependant, dans les familles recomposées, cette solution peut créer des déséquilibres importants entre enfants⁸.

    Le testament

    Il permet d’organiser la répartition dans la limite de la réserve héréditaire* des enfants⁹.

    La part librement transmissible s’appelle la quotité disponible*¹.

    Exemple :

    • 1 enfant → la moitié des biens lui est réservée ;
    • 2 enfants → les deux tiers ;
    • 3 enfants ou plus → les trois quarts¹.

    Le reste peut être attribué au conjoint ou à un tiers.

    L’assurance-vie : un outil complémentaire… à condition d’être bien signalé 

    L’assurance-vie est hors succession⁵.
    Elle permet de transmettre jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire sans impôt, si les primes ont été versées avant 70 ans⁵ (au-delà, un régime spécifique s’applique).

    C’est un levier particulièrement utile pour :

    • Protéger un concubin ;
    • Aider un enfant non commun ;
    • Rééquilibrer une situation familiale.

    Mais pour qu’elle joue pleinement son rôle, deux précautions simples sont à prévoir :

    1. Informer son conjoint de l’existence du contrat

    De nombreux contrats restent aujourd’hui non réclamés, simplement parce que personne ne sait qu’ils existent. En parler à son conjoint – ou à une personne de confiance – permet d’éviter qu’un capital reste en déshérence.

    2. Rédiger la clause bénéficiaire avec précision

    Il est indispensable d’indiquer le nom complet du bénéficiaire (nom, prénom, date de naissance si possible). En cas d’information incomplète, le contrat peut ne pas être correctement identifié lors des recherches, notamment via le fichier central des assurances-vie (FICOVIE), consulté par le notaire au moment de la succession.

    Une désignation imprécise peut compliquer, voire retarder, la transmission des fonds.

    Anticiper ces détails, c’est s’assurer que le capital sera bien transmis à la bonne personne, dans de bonnes conditions. 

    Les familles recomposées : un équilibre délicat

    Dans les familles où tous les enfants ne sont pas issus de la même union, la succession peut devenir complexe⁸.

    Exemple classique : si un époux laisse un quart de ses biens à son conjoint, ce quart pourra ensuite revenir aux enfants du conjoint survivant, selon l’ordre des décès⁸.

    La loi protège le conjoint, mais elle peut créer des déséquilibres involontaires.

    Dans ces situations, l’accompagnement d’un notaire est fortement recommandé⁸.

    Et après le décès ? Les démarches à anticiper

    Au-delà du partage des biens, le conjoint survivant doit accomplir de nombreuses formalités :

    • Déclaration de décès sous 24 heures à la mairie du lieu du décès, auprès du service de l’état civil ;
    • Information des banques, assurances, employeur, services fiscaux ;
    • La déclaration de succession doit être déposée dans les six mois suivant le décès⁹.

    Ce délai est porté à un an lorsque le défunt est décédé hors de France (CGI art. 641).

    Elle n’est pas obligatoire lorsque l’actif brut successoral est inférieur à :

    – 50 000 € pour le conjoint survivant et les héritiers en ligne directe (sous certaines conditions),

    – 3 000 € pour les autres héritiers⁹.

    En revanche, au-delà de ces seuils, le respect du délai est important.

    En cas de dépôt tardif :

    – Un intérêt de retard de 0,20 % par mois est appliqué sur le montant des droits dus, à compter du 7ᵉ mois suivant le décès (CGI art. 1727).

    – Une majoration de 10 % s’applique à partir du 13ᵉ mois.

    – Cette majoration peut atteindre 40 % en cas d’absence de dépôt dans les 90 jours suivant une mise en demeure de l’administration fiscale.

    Ces règles peuvent sembler techniques, mais elles rappellent qu’il vaut mieux vaut être informé et accompagné pour éviter toute difficulté supplémentaire dans une période déjà sensible.

    Retrouvez toutes démarches détaillées dans notre article : Que faire lorsque le décès est annoncé ?

    Le droit protège le conjoint… mais il ne remplace pas l’organisation

    On pense souvent que tout se joue chez le notaire.

    Un testament bien rédigé, une donation au dernier vivant, un régime matrimonial adapté… et le conjoint serait protégé. C’est vrai. En partie.

    Le cadre juridique est indispensable. Il fixe les droits, répartit les biens, encadre la transmission. Mais il ne dit rien de la réalité quotidienne d’un couple.

    Car dans de nombreux foyers, l’organisation repose sur un discret équilibre. Chacun gère une partie.

    L’un s’occupe des comptes bancaires.

    L’autre suit les assurances.

    L’un connaît les placements, les identifiants, les contrats en cours.

    L’autre gère les dépenses du quotidien, les abonnements, les démarches sociales.

    Cette répartition fonctionne parfaitement… tant que tout va bien.

    Le véritable enjeu n’est pas seulement l’organisation des documents.
    C’est la connaissance même de ce qui existe.

    Car lorsqu’un décès survient, le conjoint survivant peut se retrouver face à deux situations très différentes :

    Soit il découvre des dossiers classés, des contrats identifiables, des informations accessibles. C’est lourd, bien sûr. Mais au moins, tout est là.

    Soit — et c’est plus fréquent qu’on ne le pense — il ignore l’existence même de certains éléments :

    • Une assurance-vie dont il n’a jamais entendu parler ;
    • Un Plan d’Épargne en Actions (PEA) ou un Plan d’Épargne Entreprise (PEE) ;
    • Un Plan d’Épargne Retraite (PER) ;
    • Des cryptomonnaies détenues sur une plateforme en ligne ;
    • L’utilisation du CESU pour un salarié à domicile ;
    • Des abonnements ou comptes numériques actifs.

    Lorsque chacun gère “sa partie”, il est naturel de ne pas tout savoir.
    Mais par définition, ce qui n’est pas connu ne peut pas être recherché.

    Même si la succession est juridiquement bien préparée, l’absence de vision globale peut créer un profond sentiment de solitude.
    Le droit répartit les biens.
    Il ne révèle pas toujours ce qui existe.

    Quand l’administratif devient une épreuve supplémentaire

    Dans les semaines qui suivent une disparition, les démarches s’enchaînent : banques, assurances, impôts, organismes sociaux, abonnements…

    Le conjoint doit prévenir, rassembler, comprendre, justifier.
    Et une question revient souvent : « Où chercher ? »

    Lorsqu’aucune centralisation n’a été faite, la recherche d’informations peut devenir longue, épuisante, parfois anxiogène.

    Ce n’est pas un manque d’amour.
    C’est simplement le reflet d’une organisation qui reposait sur une seule personne.

    Anticiper une succession dans un couple, c’est rendre lisible ce qui, jusqu’ici, était implicite.

    Organiser aujourd’hui pour protéger demain

    C’est précisément sur ce terrain qu’intervient AvecVous.

    AvecVous ne remplace ni le notaire, ni les dispositifs juridiques. Il agit en complément. La plateforme permet de centraliser, structurer et sécuriser les informations administratives et patrimoniales. Non pas dans une logique complexe ou technique, mais dans une démarche simple : rassembler les informations au même endroit. Contrats, comptes, éléments patrimoniaux, informations utiles pour le notaire… Tout peut être organisé et centralisé progressivement, à son rythme.

    Lorsque les informations sont claires, le conjoint survivant ne se retrouve pas face à un labyrinthe administratif. Il dispose d’un point d’appui.

    Et si vous commenciez dès maintenant à anticiper pour lui ou pour elle ?

    Rendez-vous sur votre espace dédié AvecVous

    Définitions :

    Usufruit : Droit d’utiliser et de percevoir les fruits du bien sur lequel il repose. L’usufruitier ne peut pas aliéner le bien (le vendre ou le donner).

    Pleine propriété : détention complète d’un bien (usage + disposition).

    Droit viager d’habitation : droit d’occuper un logement jusqu’à son décès.

    Régime matrimonial : Ensemble de règles régissant les intérêts des conjoints pendant leur vie commune et permettant le partage de leurs biens lors de la dissolution de leur union.

    Donation au dernier vivant : acte notarié augmentant les droits successoraux du conjoint.

    Réserve héréditaire : La réserve héréditaire est la part de l’héritage réservée aux descendants directs, aussi appelés héritiers réservataires.

    Quotité disponible : Fraction du patrimoine qu’une personne peut transmettre librement (par donation ou testament) sans mettre en cause les droits des héritiers réservataires (descendants ou ascendants). Elle dépend de la composition de la famille du donateur ou du testateur.

    Sources :

    ¹ Service-Public.fr, « Règles en matière d’héritage : défunt ayant eu des enfants », 19 décembre 2024

    ² Notaires de France, « Les droits du conjoint survivant », 13 novembre 2025

    ³ Code civil, art. 757-1 et 757-2, rappelé par Notaires de France

    Code civil, art. 763 et 764, rappelé par Notaires de France

    Rothschild & Co, « Protection des conjoints », 20 février 2024

    ⁶ Service-Public.fr

    ⁷ Notaires de Paris Île-de-France, « Les contrats de mariage et les régimes matrimoniaux », mai 2014

    ⁸ Notaires NCF, « Succession et famille recomposée : attention aux pièges », 17 juillet 2020

    ⁹ Abeille Assurances, « Démarches après le décès du conjoint »

  • Que faire lorsque le décès est annoncé ?

    Que faire lorsque le décès est annoncé ?

    Les démarches, pas à pas, pour traverser les premiers jours

    Lorsqu’un proche décède, tout semble s’arrêter. Et pourtant, très vite, il faut faire face à une réalité difficile : certaines démarches sont obligatoires et doivent être engagées rapidement. Dans ce moment de grande vulnérabilité, il est normal de se sentir perdu, de ne pas savoir par quoi commencer ni à qui s’adresser.

    Pour vous accompagner, cet article vous propose une vue claire, structurée et accessible, en distinguant ce qui doit être fait immédiatement, dans les semaines suivantes et dans les mois qui suivent. Pour aller encore plus loin, nous vous présentons également une solution pensée pour alléger la charge administrative des proches en anticipant toutes les actions et éviter ainsi éviter une charge mentale intense.

    L’objectif est simple : vous aider à avancer, à votre rythme, sans ajouter de confusion à la peine.

    Que faire dans les premières 24 heures après le décès d’un proche ?

    Dans les heures qui suivent l’annonce d’un décès, une question revient presque toujours : « Par quoi commencer ? » .

    Cette phase est la plus délicate, car elle mêle choc émotionnel et obligations légales. Pourtant, certaines démarches sont indispensables pour pouvoir avancer ensuite.

    Qui appeler en premier pour faire constater le décès ?

    La toute première étape consiste à faire constater le décès par un professionnel de santé. Ce constat est indispensable pour obtenir le certificat de décès, document officiel sans lequel aucune autre démarche administrative ne peut être engagée.

    • Si le décès survient à domicile, un médecin doit être contacté.
    • S’il a lieu dans un hôpital, une clinique ou un EHPAD, le constat est réalisé par l’établissement.
    • En cas de décès accidentel ou suspect, il faut contacter la police ou la gendarmerie, et non un médecin.

    Le certificat de décès est établi dans les 24 heures suivant le décès.

    Combien de temps a-t-on pour déclarer le décès à la mairie ?

    Une fois le certificat obtenu, le décès doit être déclaré à la mairie du lieu du décès, auprès du service de l’état civil.

    Cette déclaration permet d’obtenir l’acte de décès, qui sera exigé pour la majorité des démarches à venir (banque, assurances, employeur, organismes sociaux…).

    La déclaration peut être effectuée par :

    • l’établissement de santé,
    • l’entreprise de pompes funèbres,
    • ou toute personne majeure, de préférence un proche.

    La mairie délivre plusieurs copies de l’acte de décès, gratuitement.

    Que faire dans les 24 à 72 heures après un décès ?

    Une fois les premières formalités accomplies, les proches commencent à mesurer l’ampleur des décisions à prendre et des informations à retrouver.

    Qui organise les obsèques et comment choisir une entreprise de pompes funèbres ?

    La famille doit choisir une entreprise de pompes funèbres pour organiser les obsèques. Ce choix est libre. Il est possible de contacter plusieurs prestataires afin de comparer les devis, qui doivent être remis gratuitement.

    L’entreprise de pompes funèbres peut prendre en charge :

    • l’organisation des obsèques,
    • certaines démarches administratives en mairie,
    • la coordination avec les lieux de culte, le cas échéant.

    Si le défunt avait souscrit un contrat ou une convention obsèques, il est important de le vérifier rapidement.

    Que faire si les volontés du défunt ne sont pas connues ?

    Il convient de rechercher si la personne décédée avait exprimé des volontés concernant :

    • le type de cérémonie,
    • l’inhumation ou la crémation,
    • le don du corps,
    • ou toute autre instruction particulière.

    Ces volontés peuvent figurer dans un testament, un contrat obsèques ou avoir été communiquées oralement.

    Le notaire peut être sollicité pour interroger le fichier central des dispositions de dernières volontés.

    Prévenir les proches

    Informer la famille et l’entourage permet à la fois de respecter les volontés du défunt et d’organiser les obsèques dans de bonnes conditions. Cette étape peut être partagée afin de ne pas faire reposer toute la charge sur une seule personne.

    Prévenir la banque

    La ou les banques de la personne décédée doivent être informées rapidement afin de procéder au blocage des comptes.

    Cette démarche peut être réalisée par un héritier ou par le notaire, sur présentation de l’acte de décès. Les frais d’obsèques peuvent être prélevés sur les comptes du défunt dans les limites prévues par la réglementation.

    Une multitude d’organismes à prévenir dans un délai de 30 jours maximum

    Après les obsèques, beaucoup de proches décrivent le même sentiment : la peur constante d’oublier une démarche importante.

    Banques, assurances, organismes sociaux… la liste semble interminable, et chaque oubli peut avoir des conséquences administratives ou financières.

    Abonnements, courriers, services : la peur d’oublier ce que l’on ne voit pas

    Une difficulté revient très souvent après un décès : identifier tous les abonnements, contrats et services en cours. Internet, téléphonie, énergie, assurances, presse, loisirs, dons réguliers… Beaucoup de ces engagements sont aujourd’hui dématérialisés. Ils ne figurent pas toujours dans des dossiers papier et continuent parfois à fonctionner automatiquement, sans que les proches en aient conscience.

    Au moment du décès, les proches doivent souvent agir sans vision globale de ce qui existe. C’est précisément là que l’anticipation prend tout son sens.

    Prévenir les assurances

    Les assurances doivent être contactées dans un délai d’environ 15 jours afin de :

    • résilier ou adapter les contrats,
    • vérifier l’existence d’une assurance décès ou d’un contrat de prévoyance,
    • identifier les droits éventuels des bénéficiaires.

    Informer les organismes sociaux

    Plusieurs organismes doivent être informés dans le mois suivant le décès :

    • l’Assurance maladie,
    • la caisse de retraite,
    • la Caf,
    • France Travail, le cas échéant.

    Ces démarches permettent notamment d’ouvrir des droits à certaines aides : capital décès, pension de réversion, allocation veuvage ou aides spécifiques selon la situation familiale.

    Gérer les aspects matériels du quotidien

    Le logement

    Il est nécessaire de gérer la résidence principale et, le cas échéant, les résidences secondaires :

    • prévenir le bailleur si la personne était locataire,
    • informer les locataires si elle était propriétaire,
    • modifier ou résilier les contrats (électricité, assurance, téléphonie, eau).

    Les véhicules

    Les contrats d’assurance doivent être maintenus ou modifiés. Les héritiers peuvent décider de conserver, vendre, donner ou détruire le véhicule. Toute modification de propriété implique une mise à jour du certificat d’immatriculation.

    Faut-il un notaire après un décès et comment préparer la succession ?

    Contacter un notaire

    Le recours à un notaire est obligatoire lorsque :

    • un bien immobilier fait partie de la succession,
    • le montant de la succession dépasse 5 000 €,
    • un testament existe.

    Même lorsqu’il n’est pas obligatoire, le notaire reste un interlocuteur central pour sécuriser la transmission et éviter les erreurs.

    Déclarations fiscales

    Les héritiers ou le conjoint doivent :

    • déclarer les revenus de la personne décédée,
    • informer le service des impôts du changement de situation,
    • déposer la déclaration de succession dans un délai de six mois.

    Et si le plus difficile n’était pas de faire les démarches,
    mais d’avoir peur d’en oublier une ?

    C’est une inquiétude que l’on retrouve dans presque toutes les familles confrontées à un décès.

    Les démarches sont nombreuses, étalées dans le temps, et impliquent une grande quantité d’informations à retrouver. Ces informations sont rarement rassemblées au même endroit.

    C’est précisément pour répondre à cette peur silencieuse qu’AvecVous existe.

    Comment AvecVous répond à la peur d’oublier

    Lorsqu’un décès survient, la difficulté ne réside pas uniquement dans la quantité de démarches à effectuer. Elle tient surtout à la charge mentale qu’elles représentent : savoir quoi faire, dans quel ordre, auprès de quels organismes, sans passer à côté d’une information importante.

    C’est précisément pour éviter cette improvisation, source de stress et d’erreurs, qu’AvecVous a été conçu.

    AvecVous permet d’anticiper, pour que le jour où un décès survient, les proches n’aient pas à tout découvrir dans l’urgence.

    Une centralisation complète et sécurisée des informations

    AvecVous offre un espace personnel sécurisé dans lequel sont rassemblées, au même endroit, l’ensemble des informations administratives et patrimoniales essentielles :

    • vos abonnements (Téléphone, internet, eau, énergie, etc.) ;
    • vos contrats (assurances, mutuelle, bailleurs, etc.) ;
    • vos informations financières (Comptes bancaires, crédits, etc.) ;
    • votre patrimoine immobilier (Biens, Syndic de copropriété, etc.) ;
    • les organismes étatiques auxquels vous êtes reliés (CPAM, Caisse de retraite, services des impôts, etc.) ;
    • votre présence numérique (Vos comptes sur les réseaux sociaux, emails, etc.).

    Cette centralisation évite aux proches de devoir fouiller, deviner ou supposer.

    L’essentiel est déjà organisé, structuré et accessible, dans un cadre sécurisé et respectueux de la confidentialité.

    Une automatisation des démarches pour soulager les proches

    L’un des points les plus rassurants dans l’utilisation d’AvecVous réside dans l’automatisation des démarches administratives.

    Lorsque le moment venu arrive, les organismes concernés peuvent être informés selon les choix exprimés à l’avance, sans que les proches aient à multiplier les courriers, appels ou formulaires.

    Cette automatisation permet :

    • de ne rien oublier,
    • de gagner un temps précieux,
    • de réduire considérablement la charge administrative dans un moment déjà éprouvant.

    Un accompagnement humain sans limite de temps

    Cependant, la technologie ne suffit pas sans accompagnement humain. Les équipes d’AvecVous en ont pleinement conscience.

    C’est pourquoi nous accompagnons, si besoin, les utilisateurs dans la création et le remplissage de leur espace personnel sécurisé, sans pression ni contrainte de durée. Chacun avance à son rythme, avec des conseils clairs, accessibles et adaptés à sa situation.

    De la même manière, les héritiers ne sont jamais livrés à eux-mêmes. AvecVous reste présent pour répondre à leurs questions.

    Cette double présence, avant et après, fait d’AvecVous bien plus qu’une plateforme : un véritable point d’appui dans un moment de vulnérabilité.

    Un export clair et structuré pour le notaire

    Afin de faciliter la transmission, AvecVous permet également l’export des éléments utiles au notaire désigné par la famille.

    Cet export offre une vision précise et structurée du patrimoine et des informations existantes, ce qui :

    • sécurise la succession,
    • réduit les délais,
    • limite les risques d’oubli ou de déshérence.

    Anticiper n’est pas parler de la mort, c’est parler de protection

    Préparer l’après, ce n’est pas être pessimiste. C’est faire preuve de responsabilité et de considération pour ceux que l’on aime.

    C’est offrir à ses proches :

    • de la clarté,
    • du temps pour faire son deuil,

    Parce que préparer l’essentiel, c’est aussi prendre soin des siens. 
    Pour cela, il ne vous reste plus qu’à découvrir AvecVous.

    Source : https://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/R70319

  • Comment parler d’anticipation avec ses parents (sans maladresse)

    Comment parler d’anticipation avec ses parents (sans maladresse)

    Parler d’anticipation avec ses parents n’est jamais simple. Aborder des sujets tels que la transmission, la maladie ou la mort est toujours délicat…Aborder des sujets tels que la transmission, la maladie ou la mort avec ses parents est toujours délicat. Même animé des meilleures intentions — protéger, soulager, organiser — on craint de maladroitement évoquer ce qui dérange : le temps qui passe, la perte d’autonomie, l’argent. En France en particulier, ces sujets restent largement tabous, ce qui rend la conversation encore plus sensible.

    Et pourtant, ne pas en parler n’efface pas les difficultés : cela a surtout tendance à les reporter. Anticiper, ce n’est pas prédire le pire, c’est éviter le flou pour la suite, préserver les liens familiaux et éviter que les proches aient à décider dans l’urgence. Encore faut-il trouver les bons mots, le bon moment et la bonne posture pour ouvrir la discussion.

    Parler d’anticipation, de transmission et d’organisation familiale sans brusquer

    Pourquoi ce sujet reste si sensible en famille

    Organiser la période post-décès, c’est toucher à plusieurs zones sensibles à la fois : l’héritage, l’argent, la transmission, l’intimité. Dans notre culture, ces thèmes sont souvent relégués au silence ou confiés à des professionnels, comme s’ils ne devaient pas être discutés en famille.

    Pour les parents, cette discussion peut réveiller :

    • la peur de perdre la maîtrise de leurs choix,
    • le sentiment d’être perçus comme fragiles ou dépendants,
    • une inquiétude à l’idée de peser sur leurs enfants.

    Pour les enfants adultes, d’autres freins apparaissent :

    • la crainte d’être intrusif,
    • la peur de « faire exister » la mort en en parlant,
    • le malaise face à des sujets chargés émotionnellement.

    Chacun pense souvent protéger l’autre en évitant la conversation. Mais ce silence collectif peut devenir source de stress, de non-dits et, plus tard, de conflits ou de regrets.

    Élargir le cadre de la discussion

    Une erreur fréquente consiste à aborder la question de la préparation des démarches post-décès uniquement sous l’angle de la fin de vie. Or, ce prisme peut bloquer immédiatement le dialogue.

    Il est souvent plus apaisant de parler :

    • d’organisation,
    • de transmission des informations importantes,
    • de tranquillité d’esprit pour toute la famille,
    • de respect des choix et des valeurs de chacun.

    Anticiper, ce n’est pas décider de tout à l’avance, ni figer les choses. C’est s’assurer que, le moment venu, personne ne se retrouve démuni. Cette approche permet de déplacer la conversation d’un registre anxiogène vers un registre protecteur.

    Trouver le bon moment pour ouvrir la discussion

    Le timing joue un rôle essentiel. Une conversation sur l’anticipation gagne à être amorcée dans un contexte calme, sans urgence ni tension émotionnelle.

    À éviter :

    • un moment de conflit familial,
    • une période de fatigue ou de stress important,
    • une discussion déclenchée juste après une mauvaise nouvelle.

    À privilégier :

    • un échange informel, lors d’un moment partagé,
    • une discussion sans contrainte de temps,
    • un contexte propice à l’écoute mutuelle.

    Il ne s’agit pas d’annoncer un « grand sujet », mais d’ouvrir une porte, quitte à y revenir plus tard. 

    Parler de soi pour éviter toute injonction

    La manière dont le sujet est introduit est déterminante. Les formulations directes ou prescriptives peuvent être vécues comme une remise en question.

    Mieux vaut partir de son propre ressenti :

    • « J’ai réalisé à quel point certaines situations peuvent être compliquées quand rien n’a été préparé. »
    • « J’ai vu autour de moi des familles très démunies, et ça m’a fait réfléchir. »
    • « Ça me rassurerait de savoir que tout est clair, pour le jour où on en aura besoin. »

    En parlant de vous, vous partagez une réflexion personnelle, sans donner de leçon ni imposer une démarche. 

    Écouter avant de vouloir organiser

    L’anticipation est un sujet intime, chargé d’histoire personnelle, de croyances et parfois de peurs profondes. Avant de proposer des solutions concrètes, il est essentiel de laisser de la place à la parole de vos parents.

    Quelques questions ouvertes peuvent aider :

    • « Est-ce que c’est un sujet auquel tu as déjà pensé ? »
    • « Comment tu te sentirais si tout était plus simple pour nous plus tard ? »
    • « Est-ce que tu préfères qu’on en parle maintenant ou une autre fois ? »

    Certaines réactions peuvent surprendre : humour, évitement, silence, minimisation. Elles ne sont pas des refus définitifs, mais souvent des mécanismes de protection. L’important est de montrer que la discussion peut exister, sans pression. 

    Dédramatiser l’anticipation : avancer par petites étapes

    Beaucoup de parents associent l’anticipation à une montagne de démarches administratives ou à des décisions irréversibles. Cette perception peut freiner toute envie d’en parler.

    Il est donc utile de rappeler que :

    • tout ne se fait pas en une seule fois,
    • rien n’est définitif,
    • chacun avance à son rythme.

    Anticiper peut simplement commencer par rassembler des informations, les centraliser, puis compléter progressivement. Cette approche réduit considérablement la charge mentale associée au sujet. 

    Clarifier l’intention : protéger, pas contrôler

    Dire explicitement pourquoi vous souhaitez aborder ce sujet peut lever de nombreux malentendus.

    Par exemple :

    • « Ce n’est pas pour décider à ta place. »
    • « L’idée, c’est de respecter tes choix, pas de les deviner. »

    Recentrer la discussion sur la protection des proches et le respect des volontés permet de redonner du sens à la démarche. 

    Parler ne veut pas dire décider à la place de son parent

    C’est souvent la crainte la plus forte, bien que rarement formulée :
    parler d’anticipation ferait perdre aux parents la maîtrise de leurs décisions.

    Il est important de le dire clairement : ouvrir la discussion ne dépossède de rien.

    Anticiper, ce n’est ni transférer le pouvoir de décision, ni imposer des choix, ni figer l’avenir.
    C’est au contraire permettre à chacun de rester pleinement acteur de ce qu’il souhaite faire — ou ne pas faire.

    Le parent conserve toujours :

    • le contrôle total de ses décisions,
    • la liberté de ce qu’il souhaite organiser ou non,
    • le choix du rythme,
    • et la possibilité de modifier ses décisions à tout moment.

    Parler de ces sujets, c’est simplement créer un cadre clair, dans lequel les choix sont exprimés plutôt que supposés.
    Cela évite que, plus tard, les proches aient à décider à sa place dans l’urgence, sans savoir.

    Dans cette approche, l’anticipation devient un outil d’autonomie, pas une contrainte.
    Elle permet de dire : « Voilà ce que je veux », plutôt que de laisser les autres deviner. 

    S’appuyer sur un outil pour rendre la discussion plus concrète

    Parfois, disposer d’un support facilite le dialogue. Une solution comme AvecVous a été pensée pour accompagner ces échanges : elle permet de centraliser les informations importantes, de les sécuriser et de les transmettre clairement le moment venu.

    Présentée comme une aide — et non comme une obligation — AvecVous peut rassurer les parents. Elle offre un cadre simple et sécurisé pour organiser les informations essentielles, tout en laissant à chacun la maîtrise complète de ses décisions.
    Rien n’est imposé : la personne concernée choisit ce qu’elle souhaite renseigner, partager ou transmettre, et peut faire évoluer ses choix librement, à son rythme. 

    Accepter que le dialogue se construise dans le temps

    Parler d’anticipation n’est presque jamais une conversation unique. C’est un processus fait de petites avancées : une première discussion, un temps de réflexion, puis un nouvel échange plus tard.

    Ouvrir le sujet est déjà un pas important. Respecter le rythme de ses parents, sans renoncer à l’importance du dialogue, est souvent la posture la plus juste. 

    Anticiper, un acte de lien et de confiance

    Aborder l’anticipation avec ses parents, sans maladresse, repose avant tout sur l’intention, l’écoute et la douceur. Lorsqu’elle est menée avec respect, cette discussion cesse d’être anxiogène pour devenir ce qu’elle est réellement : un geste de protection, de transmission et de confiance.

    Anticiper, ce n’est pas enlever quelque chose à quelqu’un. C’est offrir de la clarté et de la sérénité à ceux que l’on aime.

    Pour aller plus loin, découvrez aussi notre article : « Comment alléger la charge mentale des familles grâce à l’anticipation ? »